les expositions

samedi 29/08

de 10h à 00h15

à 18h15

VERNISSAGES
des deux expositions :
«Présence» par Graines & co
«Chroniques de l’injustice ordinaire» par Ana Pich

"présence" par GRAINES & co

Pour les femmes, les handiEs, toutes les minorités, l’accès à l’espace public est essentiel pour obtenir l’égalité des droits.

Avec l’exposition Présence, proposée gratuitement, Graines souhaite offrir de la place et donner de la visibilité aux luttes handiféministes.

L’exposition est composée de 13 pièces brodées à la main sur différents type de supports (vêtements, papier, photographie, etc.).
 
C’est une exposition qui se veut le plus accessible possible :
– le public peut toucher, enfiler, ressentir chaque pièce comme il le veut ou peut ;
– la hauteur des pièces est adaptée aux personnes en fauteuil ;
– les descriptions de chaque pièce sont en police Luciole > 14 pt (police adaptée aux personnes malvoyantes) ;
– des audiodescriptions sont disponibles ;
– et ce 1er vernissage est traduit en LSF.
 
Si cette exposition est sous le nom Graines&co c’est parce que Graines c’est aussi beaucoup de partages : les photographies sont prêtées par des amiEs artistes, certains textes ou slogans proviennent de personnes qui ont illuminées son chemin, l’inspiration provient essentiellement de son enfant handi. Et enfin toute cette exposition n’existerait pas sans les militantEs qui ont lutté pour les droits des personnes handiEs.

« Chroniques de l’injustice ordinaire » par Ana pich

Journaliste indépendante et dessinatrice d’audience militante, Ana pich documente l’institution judiciaire en BD depuis plusieurs années . Elle est l’autrice de “Chroniques de l’injustice ordinaire. Récits de procès illustrés”, “Garde à vue”, et “Sans foi ni loi . La police face à la justice” publiés aux éditions Massot.

Justice de classe , violences judiciaires , reproduction des inégalités et continuité des violences sociales, patriarcales et néocoloniales, l’institution judiciaire crée plus d’injustices qu’elle n’en répare.

Service public à l’abandon comme bien d’autres, la répression judiciaire continue pourtant de s’abattre sur les personnes les plus précaires, isolées et marginalisées .

Le nombre de prisonnièr’es ne cessent de s’aggraver dans des prisons aux conditions toujours plus inhumaines. Pourtant, quand le taux d’occupation des prisons dépassent en moyenne 150%, la majorité des personnes enfermées le sont pour des délits et non des crimes, infractions les plus graves du code pénal.

Parallèlement , c’est toujours plus de 85% des plaintes pour violences sexuelles qui sont classées sans suite.

Cette exposition donnent à voir des extraits de procès retranscrits et dessinés sur le vif en bande dessinée pour tenter d’analyser les défaillances d’un système judiciaire brutalement injuste .